Le jeune britannique, issu d’un milieu modeste, découvre la photographie lors de son service militaire. Trois ans plus tard, il assiste John French et devient correspondant du magazine Vogue à tout juste 22 ans.

Je n’ai rien contre les gens qui volent mes idées. Tout est influence. Si vous ne volez pas, vous n’y arriverez pas. Certaines personnes pensent qu’il suffit d’être original, mais en fait pas du tout.

Grand admirateur de Picasso, de Cartier-Bresson, de Turner et Hogarth, il évoque les années 60 en avouant qu’ « il était très difficile d’être créatif à l’époque, la seule façon de faire de l’art -je déteste ce mot- c’était sans doute la photo de mode ».

La pop culture passe sous son objectif. Des Beatles à Marianne Faithfull, d’Andy Warhol à Mick Jagger, David Bailey ne prend pas de photos. Il les fabrique, en s’intéressant avant tout à ce que dégagent ses sujets au naturel.

David Bailey estime qu’il est largement plus apprécié en dehors de la Grande-Bretagne, car « contrairement aux français, aux américains ou aux allemands, les anglais pensent que la photo est prise par l’appareil (…) Mais c’est Londres qui m’a fait. »

Dans une interview donnée au Guardian, le photographe n’est pas nostalgique pour autant et estime que « Les années 60 ne se sont pas arrêtées en 1969, les choses avancent, mais ne s’arrêtent pas ».