Organisée autour du phénomène américain Future Islands, groupe post-wave encensé par la blogosphère, voici la review et les photos de la soirée Route du Rock Session au Point Ephémère.

Tout commence par un tweet d’Alex Hervaud en ce mardi après-midi. « Pour 10€ ce soir, t’as pas meilleur plan » annonce le journaliste. Je décide de lui faire allègrement confiance en couvrant cette soirée organisée par la Route du Rock et Kongfuzi.

20h et des poussières, la session commence avec un groupe français qui répond au nom de Karaocake.

Cette électro-pop assez alléchante sur MySpace manque malheureusement d’énergie sur scène. La chanteuse a décidé d’opter pour l’attitude ‘no charisme’ pour se réfugier derrière ses Wayfarer et son clavier casio. La sauce a un peu du mal à prendre et cette première partie reste assez statique. Un choix sans doute délibéré, mais le public n’accroche pas et papote allègrement en attendant la suite.

Les (Please) Don’t Blame Mexico, composé de transfuges de Nelson et du collectif Toy Flight nous propose une pop assez convaincante appuyée par une section rythmique solide. On pense à Belle & Sebastian (en moins nombreux) et le public a l’air d’être un peu plus entraîné. En tout cas ça vaut pour les filles du premier rang. Le reste de la salle est difficile à satisfaire et demeure en attente des têtes d’affiches.

Peu après 22h, je suis rejoint par le photographe Robert Gil, signe que les choses sérieuses commencent ? En tout cas, la foule a tendance a se faire plus dense autour de la petite scène.

Les Future Islands arrivent enfin pour nous livrer un set électro plein d’énergie punk. Le chanteur Samuel Herring, me fait immédiatement penser à Till Lindemann qui se serait recentré sur Joy Division. Sa palette vocale impressionante le met au niveau des Frank Black, David Bowie ou autres Captain Beefheart. Très à l’aise, il occupe la scène en véritable showman et alterne pauses atmosphériques avec de gros soubresauts libérateurs.

Aux machines, on trouve J. Gerrit Welmers, qui distille des nappes très entraînantes sur des beats 70’s passés au bitcrusher. Rajoutons dessus la Jazz Bass boostée au delay de William Cashion, et la machine de guerre Future Islands est lancée.

En bref, c’est la très bonne surprise de cette fin d’année, et je ne saurais que trop encourager nos lecteurs nantais à les voir le 6 Octobre à l’Olympic.

Les américains seront également au Mans le 7 (Salle Jean Carmet) et à Reims le 8 (festival Elektricity).

Plus d’infos : http://www.myspace.com/futureislands

Pour télécharger pas cher, c’est ici.